Photosa ACTE II : Les lampions se sont éteints
La 2ème édition de la biennale photographique de Ouagadougou Photosa a refermé ses portes ce dimanche 19 mars 2023 à Ouagadougou. Les organisateurs notent une édition plus professionnelle et se projettent sur bien de perspectives pour les éditions à venir.
Le comité d’organisation se satisfait de la tenue de l’évènement dans un contexte sécuritaire fragile. On note plus d’engouement et de retours auprès de la population par rapport à l’édition antérieure selon Adrien Bitibaly, initiateur du projet.
« Passer dans le quartier et revenir deux minutes après que je n’aurais jamais imaginé que les gens auront retenu ça et qu’il aurait plus de monde que la première édition. Ce qui m’a le plus marqué c’est la cohésion entre les artistes déjà présents. Malgré le contexte difficile et malgré tout ce qui se dit sur le pays, les gens sont venus et rentreront sans problème », a-t-il indiqué.
Pour Adrien Bitibaly, l’édition a connu plus de professionnalisme, car, dit-il, « au niveau des expositions, la scénographie a été pensée et la visite guidée a été très bien organisée ». L’édition se referme avec biens de perspectives pour le secteur de la photographie artistique au Burkina Faso.
Alors il faut réinventer la roue en réfléchissant à une forme de pérennisation du festival. « L’objectif et qu’on puisse faire une très belle exposition avec une belle scénographie dans un espace dédié pour permettre aux gens et aux Burkinabè de contempler les œuvres pendant un moment », dit le promoteur.
La photographie d’art cette manière de raconter une histoire à travers la photographie est en train de prendre son envol au Burkina Faso selon le promoteur de Photosa, qui marque l’engouement et la volonté des jeunes à emprunter le train afin d’assurer la relève.
« Nous devons les encourager et accompagner à créer et à penser leur projet. Ces jeunes auront leur propres pratique et regard, et je pense aussi qu’ils feront parler du Burkina Faso autour d’eux », soutient Adrien Bitibaly.
